_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Je te haiis par AmOur...___________________________________________ _-|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--



Je te hais par Amour...

Synopsis :

C'était il y a trois ans. Tokio Hotel naissait. Et Nala y était. Elle a découvert le groupe parmis les premiers fans. Et durant tout ce temps, jusqu'à ajourd'hui, elle s'est accrochée. Elle a cru en eux, malgré la creation de leur buisness, leur prise de la grosse tête, leurs perpétuels mensonges. Mais en ce mois de février, elle n'en peut plus : il lui faut réagir.

Souffle de hasard ? Soupçon de coïncidence ? Voilà qu'une de ses copines lui propose de les rencontrer à Paris !

Comment cela va-t-il se passer ? C'est à elle de vous le raconter...

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Personnages :

Prénom : Nala. [ sur les photos : Alizée, chanteuse ]

Nom : Debbs.

Âge : Seize ans.

Astro : Bélier.

Physique : Cheveux couleur chocolat, yeux verts clairs, moyenne.

Psycho : Calme, têtue, réfléchie, volontaire.

Qualité : Généreuse.

Défaut : Têtue.




Prénom : Bill.

Nom : Kaulitz.

Âge : Dix-huit ans.

Astro : Vierge.

Physique : Grand, brun, fin, yeux noisette.

Psycho : Egoïste, obstiné, drôle, charismatique, lunatique.

Qualité : Charismatique.

Défaut : Egoïste.





Prénom : Tom.

Nom : Kaulitz.

Âge : Dix-huit ans.

Astro : Vierge.

Physique : Grand, blond, fin, yeux noisette, dreadé.

Psycho : Calme, drôle, étourdi, paresseux.

Qualité : Gentil.

Défaut : Paresseux.





Prénom : Georg.

Nom : Listing Mortiz.

Âge : Vingt-et-un ans.

Astro : Bélier.

Physique : Grand, carré, châtain, yeux verts.

Psycho : Fainéant, très étourdi, zen, réservé.

Qualité : Doux.

Défaut : Toujours en retard.





Prénom : Gustav.

Nom : Shäfer.

Âge : Dix-neuf ans.

Astro : Vierge.

Physique : Petit, blond, frisé, yeux foncés, carré, brioché.

Psycho : Energique, timide, froid, responsable, sportif.

Qualité : Reponsable.

Défaut : Froid (dû à la timidité).










Nala : Rose-Orangé
Bill : Jaune
Georg : Rouge
Gustav : Bleu
Tom : Vert


[ à pvenir : ]
# Posté le vendredi 15 février 2008 12:29
Modifié le mercredi 29 octobre 2008 09:09

_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Chapter One____________________________________________________ _-|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--

_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Chapter One____________________________________________________ _-|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--


Nala : Rose-Orangé
Bill : Jaune
Georg : Rouge
Gustav : Bleu
Tom : Vert



Samedi. 8h43. Mon réveil sonne.
J'ouvre péniblement les yeux. Un faible rayon de soleil matinal traverse ma chambre, doré, fin et doux. Il s'est faufilé par l'un des trous entre mes deux volets que je me hâte d'ouvrir. C'est une belle matinée de février. Il fait beau, et la nature est déjà éveillée.
Je m'habille légèrement : il ferait presque chaud !
En ouvrant mon armoire, je regarde tous les posters qu'il y a dessus. Tokio Hotel. Pour la plupart. Bien sûr, il y a aussi Nevada Tan, Killerpilze, LaFee, etc...Mais la majorité emporte TH.
Ma chambre est en bordel, jusque sur les murs. Même s'ils sont recouverts de posters, cela ne veut pas dire pour autant que ces derniers sont bien disposés !
Certains restent pendus par un angle soutenu par un bout de patafix, d'autres sont carrément étalés sur le sol, parfois même déchirés.
Tokio Hotel. Ah, quelle aventure !
Je me souviens encore de la première fois que je les ai entendus. Que je les ai vu...
La première chanson que j'ai écoutée est Rette Mich, la seconde version, avec le clip, en même temps...C'était il y a trois ans.
Maintenant, c'est différent.
Ce ne sont pas les mêmes personnes que je vois sur ces photos, ce ne sont pas les mêmes visages, les mêmes expressions, les mêmes sourires, que je me réjouissais d'admirer autrefois.
Ce que je vois auourd'hui, ce n'est que quatre imbéciles, la tête grosse comme un ballon, et le porte-feuille plein. C'est tout. Rien de plus...
En ce moment, je n'ai qu'un rêve en tête : les empêcher de continuer à se montrer ainsi. Je voudrais que tout redevienne comme avant. Et j'y arriverai !
J'en suis certaine...
Mon portable ! Il est où ? Il viibre !!
Je saute [ahem : je plonge] sur mon lit pour l'attrapper.
- Allô ?
C'est Anelle. Une amie. Enfin...il fut un temps où nous étions meilleures amies. Ce temps est révolu.
Ce serait trop long à expliquer.
- Salut Anelle. Comment ça va ?
Elle va bien. Elle est même carrémment folle de joie.
- Ah ? Et quelle est cette nouvelle si "merveilleuse" ?
Mon sang ne fait qu'un tour. Je crois que je n'ai pas bien compris...
- QUOI ? Tu...T'es...SERIEUSE ??
Oui, elle l'est. C'est formidable. Je reste sans voix. Que dire ?
Je viens de souhaiter quelque chose, et voilà que cela se réalise !
- Quand est-ce qu'on part ?


Je dessine sur mon bloc-notes. Je suis dans le train, seule, à m'occuper comme je peux. Il pleut, le paysage est sombre, et la fenêtre immaculée de centaines de petites perle d'eau de pluie. L'orage gronde, en harmonie avec la mélodie dure et régulière des roues de la locomotive.
Aujourd'hui n'est pas un beau jour, mais j'ai une motivation. J'ai un but.
Je vais à Paris. Et je vais les voir. Tokio Hotel.
Bien entendu, je ne vais pas leur tendre un morceau de papier et un stylo, je ne vais pas sortir l'appareil photo non plus, d'ailleurs je ne l'ai même pas pris.
Je vais simplement leur parler. Mais ce ne seront pas des paroles de miel, ni des louanges relatées que je vais leur faire entendre. Oh non...

Le train s'arrête enfin. Il était temps ! J'allai m'assoupir...
Je descends.

- Mademoiselle Debbs, si je ne me trompe ?
Il est étonnant que quelqu'un d'aussi laid et dépourvu d'avantages ait autant de classe et de galanterie dans la voix.
- Enchantée. Monsieur ?

- Oh, inutile de me nommer monsieur, chère demoiselle. Je ne suis que le chauffeur. Appelez-moi plutôt Karl. Puis-je vous conduire ? Donnez-moi vos bagages...
J'ai l'agréable impression de le connaître depuis toujours. Son langage est soutenu, semblable au mien, comme si nous avions reçu les mêmes leçons concernant l'expression orale.
Mes parents et ma grand-mère ont sacrifié de longues après-midi pour m'obtenir un langage digne des "bonnes gens".
Je descends d'une lignée noble, et ma famille a tenu à garder cette fierté, que ce soit par la garde-robe, le mode de vie, ou le langage.
Je suis le dénomé Karl jusqu'à la voiture. Je me surprends à être heureuse de ne pas voir les quatre garçons à l'intérieur.
Je ne dois pas être encore tout à fait prête pour leur dire ce que j'ai à leur annoncer.
- Karl, savez-vous quand est-ce que je les verrai ?

- Vous voulez parler des garçons ? Oh je suppose que vous pourrez vous entretenir avec eux demain matin. Je ne me souviens plus très bien de votre emploi du temps. Dans tous les cas, Mr David vous le remettra ce soir.
- Je vais rencontrer David ? Ce soir ?
- Naturellement. Il est leur manager, il gère donc tous les rendez-vous, etc.
Il se tait. Je le vois qui m'observe dans le rétroviseur. Il a de somptueux yeux d'un noisette clair. Je m'empresse de tourner mon regard vers la fenêtre, qui m'offre une vue sur Paris embrumé et pluvieux.
Un homme, âgé, tient sa tête dans ses mains, les pieds dans le caniveau, penché sur un pauvre chapeau plein de quelques sous.
Je ne m'étais pas rendue compte, avant d'arriver, que même une capitale, si belle et vivante soit-elle, comporte aussi ses recoins sombres, et pauvres gens, des malheureux qui hésitent entre la vie ici ou un monde meilleur...

- Vous êtes angoissée ?
- J'appréhende un peu...
Il ralentit et se tourne vers moi.

- Je profite que nous soyons seuls, mademoiselle. Ne leur faîtes aucune grande confidence. Ce ne sont pas des gens de confiance. Encore moins des gens mûrs...

- Merci, Karl. Ne vous embêtez pas, je vais prendre mes bagages.
- Non, n'en faîtes rien, laissez. Allez plutôt voir Mr David. Il vous attend à l'accueil de l'hôtel.
- Merci.
Je le laisse avec mes valises et entre à l'intérieur de l'hôtel.
- Mr Jost ? Vous êtes là ?
Il n'y a personne. Ni sur les sièges contre le mur, ni derrière le comptoir.
- David ?
Toujours rien. Bon.
Je remets mon sac à main sur mon épaule et me dirige vers la sortie pour aider Karl à monter mes affaires.

- C'est vous mademoiselle Debbs ?
Je me retourne. Le voilà.
- Oui. Enchantée Monsieur Jost !
Je lui tends la main. Il me la serre durrement, comme les hommes d'affaires. x_X

- Je peux vous appeler Nala ? Bien. Suivez-moi, votre chambre est au troisième étage. C'est le numéro 23. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez ici avec votre téléphone de chambre.
Il me tend un morceau de papier rose avec un numéro dessus.
- Je viens vous chercher demain, à onze heures précises. Soyez à l'heure. Bien, bonne soirée.
Il me donne le clefs et commence à redescendre.
- Oh, j'allai oublier ! Ne sortez d'ici sous aucun prétexte.
Oui chef...
Je le pensais plus agréable que cela, cet homme. Il est charmant, mais un peu brutal et brusque. Je m'y ferai...
J'ouvre la porte de ma chambre.

- Ne fermez pas !
Karl arrive avec mes valises, tout essoufflé.
- Oh ! Laissez-tout ça ici, je m'en charge ! Merci de votre aide !

- Avec plaisir, Mademoiselle.
Il se penche à mon oreille.
- N'oubliez pas ce que je vous ai dit : aucun secrêt, pas une révélation, ni de grandes confidences. Ils sont gentils au premier abord, mais rappelez-vous que les apparences sont trompeuses, ainsi que la première impression...Si vous avez à parler à quelqu'un, choisissez plutôt Mr David. Bon, il faut que je vous laisse, Mademoiselle Debbs. Ce fut un honneur ! Passez un bon séjour !
- Nous ne nous reverrons pas ?
- Je crains que non...Mais qui sait, l'avenir est incertain ! Bonne soirée...
- A vous aussi Karl. Et merci encore.
Il me sourit bienveillament et s'en va par l'ascenseur. Je me retrouve à nouveau seule, comme dans le train. J'attappe mes bagages et les rentre dans ma chambre.
C'est une vaste pièce claire, dans des tons brun, jaune et or.
Une enveloppe est posé sur le lit. Je lis à voix haute. C'est écrit en Allemand.
-
Bonjour Nala !
J'espère que t'as fait bon voyage, et que David t'as bien accueillie ! Ta chambre te plaît ? C'est nous qui l'avons choisie.
Nous nous voyons demain, vers midi, je pense. Il te tarde, non ? Nous plutôt, ça fait longtemps que nous n'avons pas rencontré de fan en tête à tête =) !
J'espère qu'on va bien s'entendre, tous les cinq !
Y a pas de raisons, pas vrai ?
Allez, je te souhaite une bonne nuit !
A demain !

xxx

Bill.

PS : Bisous à toi, et à demain !
Tom, Georg et Gustav.


Je veux bien croire que les apparences sont trompeuses mais...C'est quand même attentionné de leur part de m'avoir écrit cette gentille lettre !
Et David a été si étrange avec moi...
Non. Il faut que je garde en tête le conseil de Karl. Il a sans doute raison. Il les connaît mieux que moi...








# Posté le vendredi 15 février 2008 12:30
Modifié le lundi 18 février 2008 17:35

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Nala : Rose-Orangé
Bill : Jaune
Georg : Rouge
Gustav : Bleu
Tom : Vert





"Soyez à l'heure !"
"Onze heures précises !"
Tu parles ! Il est bien tôt onze heures et quart, et il n'y a toujours personne ! Ca fait vingt minutes que j'attends, voyez ! Je suis même venue un peu en avance !
Et je n'ai personne à contacter, à part ce mystérieux numéro sur le papier rose.
-_O
Qui ne tente rien na rien, n'est-ce pas...
- Alors...456 77.
J'appelle. Ca sonne.

- Service Client, j'écoute ?
- Bonjour madame, pardon de vous déranger, mais je suis la locataire de la chambre 23, et je souhaiterai contacter Mr David Jost, s'il vous plaît.
- Je suis navrée, mais je crains que ce ne soit possible. Nous avons besoin d'un certificat de rendez-vous ou de contrat avec Mr Jost, pour vous donner un contact.
- Mais c'est important ! Vous ne pouvez pas l'appeler, vous et me mettre en ligne avec lui ? J'appelle à partir un téléphone portable, et puis, de toute façon, c'est ce numéro qui s'affichera. Puisque c'est moi qui appelle...
- Je ne suis pas sûre d'avoir réellement compris...
- Ce que j'essaye de vous dire, c'est que si vous me mettez en ligne avec lui avec votre téléphone, je n'aurais aucun moyen de récupérer ses coordonnées, puisque c'est moi qui vous appelle !
- Je vais voir ce que je peux faire. Ne quittez pas.
Elle me laisse un fond musical plutôt désagréable, pour me faire patienter.
J'ai un double appel !
Numéro inconnu...
- Allô ?

- Nala ? C'est David, où êtes-vous ?
- David ! Je vous attends devant l'hôtel, comme prévu ! Ca fait d'ailleurs presque une demi-heure ! Mais...Comment avez-vous eu...
- Votre numéro de téléphone mobile était dans les renseignements demandés afin d'aboutir à la mise en place de la rencontre. Mais ce n'est pa ça le plus important ! Ce qui était prévu, c'était de se rejoindre devant la poste de Saint-Exupéry !
- En aucune façon ! Vous ne m'avez pas précisé d'endrois où nous retrouver, hier ! Vous m'avez juste donné l'heure ! J'en ai donc conclu de vous attendre devant l'hôtel...
- Toute cette histoire nous aura mis en retard ! Ne bougez pas, j'arrive.
Où veux-t-il que j'aille...Il raccroche.
- Madame ? Je suis désolée, mais il nous est impossible de contacter Mr Jost pour le moment.
- Oh, ne vous embêtez plus. J'ai pu lui téléphoner autrement. Merci tout de même ! Bonne journée.
Je range mon téléphone dans mon sac et attends, assise sur le muret devant l'entrée.
Il fait nettement plus beau qu'hier. Les nuages ont disparu, et un soleil timide illumine les cîmes des arbres et bâtiments.
L'animation bât son plein dans les rues voisines. J'entends des grandes gens parler haut, des enfants chahuter, et une leçon de piano a lieu près de mon hôtel.
Cette vision de la capitale ne me convient que mieux !



- Bonjour ! Je m'appelle Nala !
- Oui, on le sait =) ! Comment ça va ?
Il me tend la main.
Je n'ai pas envie de la lui serrer.
- Je vais bien, merci. Mais, si je puis me permettre, on fait la bise aux dames, en France. On ne leur serre pas la main.
Il me fixe, un sourcil levé, pendant quelques centièmes de secondes. Puis, il amène sa main vers mon épaule, m'attrape et me colle deux bises plutôt busques sur les joues.

- Je suis désolé d'avoir manqué de respect à une "dame" de France.
Euh...ne serait-il pas...iditot, à tout hasard ?
- Ce n'est pas une question de respect, mais de coutume...Mr Jost, est-ce que nous pourrions être seuls, tous les cinq, à un moment donné ?

- Pourquoi donc ?
- J'ai quelque chose à leur dire d'extrèmement privé.
Il m'observe, perplexe.

- Je ne suis pas sûr que...
- Vous pouvez installer des caméras de surveillance, si cela peut vous rassurer ! Tout ce que je souhaite est que l'on n'entende pas.
- Le prolème, c'est que ce que vous souhaitez n'est pas forcément...pris en compte.
Bien dit David ! Cette petite pourrie gâtée ne va quand même pas nous emmerder avec ses manières à la noix !
- Je posais juste une question, à l'origine. Mais puisque ce n'est pas possible, ce n'est pas grave. Je trouverai bien un moment où je puisse leur faire part de tout cela sans encombre ni dérangement.
- Mais certainement...Bon, Saki, tu restes là ? Bien, les garçons, je vous dit à plus tard ! Mademoiselle Nala...
- Au revoir.
Il ferme délicatement la porte, gardant sur moi un regard froid.
Je me fiche éperdument d'être bien vue ou aimée ici ! Je ne suis pas venue pour plaire ! J'ai un message à faire passer, et je le dirai !
Et c'est tout !
- Je ne pensais pas que ce moment de paix serait si vite venu...

- Attends une minute. Je peux savoir pourquoi tu parles comme ça ? J'veux dire...t'as peur qu'on comprenne pas ?
Et c'est reparti pour l'éternelle explication...
- Non, c'est simplement l'éducation que j'ai reçue. Mes parents sont très fiers de nos origines généalogiques et prennent à coeur les anciennes coutumes.

- Oh, je dois alors m'estimer heureux de ne pas avoir eu à te baiser la main...
- Au sein de la famille, c'est encore pratiqué. Mais j'avoue que j'ai horreur de sa. Surtout quand ce sont mes oncles qui m'embrassent. Mais le fait de faire la bise au...filles n'est pas une coutume de l'ancien temps. C'est valable partout dans le pays.
- Pour l'instant, personne, aucune nana ne me l'a fait remarquer...
- Quelle groupie oserait contredire le merveilleux Bill Kaulitz ? Tu peux me le dire ?
Il me jète un regard mauvais et pince les lèvres.
- Je t'ennuie, peut-être ?

- Pire, tu m'emmerdes.
Je souris.
- C'est un peu le but de ma venue.

- Attends, c'est quoi ton problème ? T'es fan ou pas ? Parce qu'à l'origine, tu vois, c'est une fan qui doit être assise à ta place !
- Je suis une fan bien plus digne que la moitié des pétasses blondes qui vous harcèlent depuis un an !
Saki fait un pas en avant.
- C'est bon. Ce n'est pas parce que j'ai crié un peu que je vais les manger.
Il recule, pas très convaincu.
- Je connais Tokio Hotel depuis trois ans. Depuis le début. Avant même que vous ne vous pointiez en France. Vu ? Et mon problème, je vais vous l'expliquer très clairement. Mais pas aujourd'hui. Vous n'êtes pas prêts à l'entendre. Si nous faisons d'abord plus connaissance ? J'ai du vous parraître si désagréble depuis tout à l'heure...Je ne suis pas comme ça d'habitude. Qui commence ?

- Honneur aux dames. En plus, tu es l'invitée. Je t'en prie, parle-nous de toi.
Imbécile...
- D'accord ! Qu'est-ce que vous voulez savoir ?

- C'est quoi ce truc, que t'as à nous dire ?
- Bill ! Je viens de dire que je n'en parlerai pas maintenant !
- Mais on est seuls, là !
- Pas tout à fait.
Saki fait un grognement étouffé. Je me tourner vers lui.
- Ne le prenez pas mal, surtout.
Il se redresse, fier, bras croisés.

- Tu n'as qu'à faire comme s'il n'était pas là !
- Ce n'est pas possible, puisqu'il est dans cette pièce.
- Eh, "imagination", tu connais ?
- Je suis navrée, je n'en ai pas.
- C'est du foutage de gueule !
- C'est ce que j'allai dire ! Ge', t'es d'accord ?
Georg lève les épaules en signe d'aprobation.
- Et vous vous en avez trop, à ce que je vois. Vous voulez que je vous dise ? En plus d'être des gros menteurs, hypocrites, snobards, arrogants, orgueilleux et STUPIDES garçons, vous êtes paranoïaques !

- Eh, baisse d'un ton ! On est pas tes potes !
- D'un côté tant mieux ! Qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'amis tels que vous ?! Quatre gars bien partis, mais qui on fini la tête dans la cuvette, enfoncée bien profond ! Exactement Bill ! Vous vous êtes enfoncés comme de vulgaires punaises ! Et le pire c'est que vous ne vous en êtes même pas apperçu ! Vous êtes PATHETIQUES ! Regarde-toi, Bill ! Tu crains ! Oui, parfaitement ! Tu n'as l'air de rien ! Ces mèches violettes sont affreuses, ta coiffure te donne l'air d'un hérrisson géant plongé dans de la suie ! Tes fringues ne reflètent même plus ta soif de liberté, et ton désir de t'exprimer ! Ce que tu portes nous fait simplement penser à quelqu'un qui veut se faire remarquer ! Et ton maquillage n'est plus aussi expressif qu'au début ! Tu est laid, comme ça ! Tu n'es même plus Bill ! T'es un mannequin qu'on trouve dans les magasins ! Et toi, Tom, ce n'est pas mieux ! Pas la peine de le regarder ainsi ! Tes T-shirt six fois trop large sont d'un mauvais goût digne de paysans ! Tes casquettes avec tes bandeaux surchargent ton visage, tu n'as plus l'ancien beau visage que tu affichais avant ! Tes Jeans me font pitié, tu es sans cesse obligé de les tenir pour ne pas qu'ils tombent ! Et tout ça pour quoi ? Pour montrer que vous avez du fric ? Pour rappelez à la populasse que vous êtes là ? Et vous deux, ne riez pas non plus ! Parce que cette coiffure fashion a beau t'aller bien, Gustav, ce n'est pas aussi sympathique que ton ancienne coupe simple, mais représentative ! Georg, tes cheveux sont trop longs, trop lisses ! C'était tellement mieux, plus sauvage et plus rebelle cette coupe au dessus des oreilles, frisée ! Non, mais est-ce que vous vous êtes regardés dans un miroir au moins une fois depuis deux ans ? EST-CE QUE VOUS VOUS RENDEZ-COMPTE DE QUELLE NAÏVETE VOUS AVEZ FAIT PREUVE ? COMMENT FAUT-IL VOUS LE DIRE, BON SANG ?!
Je me suis levée. Je sens la main de Saki qui me tient fermement l'épaule.
- D'après l'emploi du temps que m'a fait parvenir David, nous dînons ensemble ce soir. Je vous rejoindrai à ce moment-là. Je vous laisse seuls un moment.
Je sors de la pièce, écumante de rage.
Ca y est, c'est dit.


- Elle est complètement tapée ! Non, mais pour qui elle se prend ?! Et toi Saki, pourquoi tu lui a pas fermé sa gueule ? Elle a pas à nous parler comme ça, mais où on va ?
- Tom...
- C'est sensé être ton boulot, j'te rappelle ! Tu dois nous protéger !!
- Tom, est-ce qu'elle t'a seulement touché ?
- ...Non.
- En quoi voulais-tu que je te protège ? Oh, parce qu'elle t'a "montré du doigt" ? Parce qu'elle t'a "dit tes quatre vérités" ? D'un côté, tu devrais, vous devirez tous, réfléchir à ce qu'elle vous a dit. Elle n'a pas tout à fait tort. Je pense mêm qu'elle a raison. Pourquoi quelqu'un d'anonyme dans le buisness comme elle aurait-elle à subir ce genre de discours par tout et n'importe qui...et pas des gens comme vous ? Vous n'êtes pas différents d'elle, Tom. Les classes sociales ne se distinguent plus, maintenant. Nous sommes dans un temps d'égalité entre les personnes. Elle a tout à fait le droit de vous dire ce qu'elle pense de vous. Surtout quand c'est un raisonnement aussi juste que le sien.
- OO'
- ...S...Saki ?
- Oui ?
- Co...Comment tu peux dire un truc pareil ? Tu...Tu nous connais mieux qu'elle ! Elle n'est...Elle...
- Elle a raison, Bill. C'est tout.
Il s'en va.
Quoi ? Elle a raison ? Non ! J'suis pas d'accord ! Cette pétasse n'est rien du tout, et son raisonnement n'est pas celui de toute la planète ! Merde !

- Bill...
Je me tourne vers lui.
- On fait quoi...?
- On lui tient tête ! C'est qu'une salope ! On s'en fout de c'qu'elle pense ! Cette nana n'a rien à voir avec nos fans, elle ment !
- D'un côté...c'est vrai que cette mèche est moche, Bill.
- Qu'est-ce que t'as, toi ?! J'l'ai pas faite pour qu'elle te plaise, ma mèche !
- Eh, t'enflamme pas ! C'est juste pour te dire, que si elle pense ça, et que moi aussi, nous ne sommes peut-être pas les seuls.
- Pfff, ta gueule, va, tu dis que d'la merde...
- C'est toi la merde ! On est pas tes chiens ! Tu lui parles meilleur, ok ?
- De quoi j'me mêle ? On t'a causé, à toi ?
- J'ai pas besoin qu'on me cause pour dire mon avis ! Et c'est un truc qu'on peut te reprocher à toi aussi !
- Oh mais vos gueules ! Vous saoûlez, là !
- La tienne, Tom ! La ramène pas !
- Eh, les garçons ! Mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi vous criez ?
- Rien ! Moi, j'retourne à l'hôtel, ça me bande. Tschüss !
Je sors en claquant la porte.
Je traverse en courant le couloir qui mène à l'entrée du bâtiment.
Nala est appuyée contre le mur, les yeux rivés sur la seule grande fenêtre, au fond de la pièce.
Qu'est-ce qu'elle est belle, quand même. Pour une salope...
- Toi, tu vas payer cher ce que t'as fait !
Elle se tourne calmement vers moi, me fouettant de ses yeux verts.

- Ce que vous avez fait, tu veux dire. Salut, il y a mon taxi. A ce soir, Billy.
Elle récupère son sac à main posé par terre et s'en va d'un pas posé, dans la voiture jaune qui démarre en trombe et éclabousse la porte en roulant dans une grosse flaque d'eau.
Mais quelle connasse !
Je vais faire un meurtre...
Oo Billy ?

- Mr Bill désire rentrer à l'hôtel ?
- Ah ! Vous voilà, Karl ! Ouai, il faut que je rentre. Dépêchez-vous, mes affaires sont dans le vestiaire maître. Je vous attends à la voiture. Allez, dépêchez-vous, j'ai pas que ça à faire !
- *murmurant* Pauvre gamin. Idiot à cet âge...
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Je me répétais simplement ce que vous m'avez dit. Vos affaires dans le vestaire maître ! J'y cours, Monsieur !



- Bonsoir...
Je suis une nouvelle fois accueillie avec raideur. Il faudrait tout de même que je songe à trouver un moyen de détendre cette atmosphère. Il est vrai que ce n'est pas mon objectif prioritaire que de me lier d'amitié avec eux, cependant...Est-ce que le fait d'être plus proches les uns aux autres ne pourrait pas m'avantager à les faire changer ?
Je me le répète, qui ne tente rien n'a rien.
- Où dois-je m'assoir ?

- Viens à côté de moi. Et, au fait, on ne dit pas "où dois-je m'assoir" mais "je m'assois où".
Il m'adresse un sourire chaleureux. Ouah, aurais-je déjà une perche de tendue ? Peut-être que devenir ami avec eux ne sera pas aussi difficile que ce que je le pensais. Surtout si Georg m'aide un peu =) !
- Ok, je m'en souviendrai =) !
Bill m'observe avec une expression se situant entre la haine, le dégoût et la jalousie.
- Vous avez déjà choisi ce que vous vouliez manger ?

- Tu nous crois si pressés ?
Il ne va pas commencer...
- Je posais simplement une question.
- Ouai, ben tu nous fais chier avec tes questions ! Est-ce qu'on a des assiettes sous le nez ? Non ! Par conclusion : nous n'avons pas encore choisi !
- Au cas où tu l'ignorerais mon cher Bill, et c'est d'ailleurs ta situation je crois, sache que les restaurants français ne sont pas des fast-food, et que par conséquent, on peut avoir choisi notre plat san pour autant qu'il nous ait été servi. Mais ce n'est qu'un détail, bien sûr.
Je crois qu'ils auront pas besoin de me présenter leur menu, c'est elle que je vais bouffer !
- S'il vous plaît, tous les deux ! On a compris que vous pouviez pas vous pifrer, mais n'en faîtes pas profiter tout le monde, Ok ?
- Rectification, c'est lui qui ne m'aime pas !
- Oh, c'est vrai que tu m'envoies des fleurs à chaque fois que tu m'adresses la parole ! Tout le monde l'a remarqué !
- Je ne vais pas chanter des louanges à des personnes qui me parlent sur ce ton !
- "A des gens qui me parlent comme ça" aurait suffi, Nala. Arrêtez maintenant, et essayez de vous supporter au moins pour le restant du séjour.
Bill baisse la tête, sourcils froncés et joue avec sa fourchette. Gustav plane, il est plongé dans un grand livre sur les batteurs les plus célèbres.
Tom a les yeux dans le vague...Ou posés sur le bas-dos de la jeune femme derrière nous, je ne sais pas.
- Pourquoi ne sommes-nous que tous les cinq ? David n'est pas avec nous ?

- Non, il a accepté de nous laisser seuls. Etant donné que tu nous a dit ce que tu avais nous dire...
En fait son regard aurait pu également être posé sur moi... :S
- Exact. Cependant, je n'ai pas fait ce que j'avais à faire...Tu regardais quoi, au juste ?

- Hein ? Oh, rien du tout...Je pensais.
- Tu parles...
- Qu'est-ce que tu as ? Tu es jaloux ? Jaloux parce que toi, tu n'as pas cette capacité de pouvoir penser ?
- Mais tu vas la fermer ta gueule ?!
- Bill ! Arrête ! T'es chiant quand t'es de mauvaise humeur !
- La faute à qui si je suis de mauvais poil ?
Il me lance un regard appuyé.
- Si tu attends que je me sente visée, tu va y passer la nuit !

- Bon...CA SUFFIT !
Tout le monde dans le resturant se tourne vers lui. Bill, qui allait répliquer, referme la bouche et ouvre de grands yeux. Gustav ne bouge pas d'un pouce. Tom a l'air désespéré.
- Mais...enfin, ce n'est pas la peine de crier !

- Ca fait deux fois que je vous dit calmement d'arrêter de vous disputer ! Y en a marre !
- Je suis désolée...
Bill baisse la tête et fait la moue.
- Et toi, tu ne t'excuses pas ?
Il me regarde, prêt à m'envoyer balader, mais se reprend sous le regard menaçant de Georg.

- Pardon...
- Je vais vous proposer quelque chose, à vous deux. Vous allez aller dehors, et vous expliquer tranquillement, Ok ? Vous ne reviendrez que quand tout sera au clair. Et si possible agréable pour les autres, c'est-à-dire ne pas vous faire la gueule. Si possible, bien sûr...
- Ge..Fous leur la paix ! S'ils veulent s'envoyer chier, laisse-les faire ! C'est leur problème, pas le notre.
- Ah. Parce que toi, ça ne te dérange pas de sans cesse les entendre se disputer ? T'as l'impression de pouvoir passer un agréable soirée en leur compagnie ?
J'ai à peine fini de parler que Nala et Bill se lèvent et s'en vont dehors, dans le petit parc, derrière le restaurant. Je peux les voir de là où je suis.
Bill semble crier, et Nala n'a pa l'air de se laisser faire. Avec ses gestes soutenus, elle lui fait clairement comprendre qu'elle n'apprécie pas ce qu'il dit et fait. Bien entendu, moi, je n'entends rien. C'est que des hypothèses, tout ça.
Il l'attrappe violement par l'épaule et continue de crier. Je me lève.

- Laisse-les, Georg. Ils mettent les choses au clair, alors reste ici. Il ne la frappera pas.
- *ricannement*
Gustav lève les yeux vers Tom, un sourcil levé.
- Non, je ne le connais pas autant que toi, Tom. Mais là, je peux t'assurer qu'il ne lui fera aucun mal.
- Dix euros.
- Tenu.
Bill tient toujours Nala par l'épaule. Sauf que, maintenant, il pleure. Elle n'a pas bougé d'un poil depuis tout à l'heure.
Progressivement, sa main glisse le long de son bras, pour cesser de la toucher. Il baisse la tête. Nala lui prend délicatement le menton. Elle ne crie plus. Elle se penche vers lui pour le regarder dans les yeux.
C'est fou ce qu'elle est jolie...
Il sourit. Elle sourit à son tour et ils reviennent, l'air paisible.

- Alors ?
- R.A.S.
Il se tourne vers Gustav, qui, toujours plongé dans son livre, a déjà la main tendue, attendant son argent. Avec lassitude, Tom fouille dans sa poche et sort un billet de Dix euros, qu'il donne à son voisin.

- C'est bon. Tout est limpide entre nous, maintenant.
- On a le droit de savoir ?
- Moi, je ne dirai rien.
Pas de grandes confidences...Ce ne sont pas des gens de confiance.
Ca parraît si faux...Mais mieux vaut rester sur ses gardes.

- Plus tard, Tom.










# Posté le lundi 18 février 2008 09:23
Modifié le mardi 19 février 2008 12:32

_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Chapter Three ____________________________________________________|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--

_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Chapter Three ____________________________________________________|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--


Nala : Rose-Orangé
Bill : Jaune
Georg : Rouge
Gustav : Bleu
Tom : Vert


Jè voùs prèviièns, cè chàpiitrè sèrà plùtôt long !





- Zut ! Mes clefs !
Je les ai oubliées dans la voiture des garçons ! Oh, zut de zut !
Cherchons mon téléphone...Le voici ! Alors...Est-ce que j'ai eu la bonne idée d'enregistrer le numéro de...Georg ! Oui ! Nous sommes sauvés =D !
- Allô Georg ? J'ai oublié mes clefs dans le van. Où êtes-vous ?

- Beh on est à l'hôtel, au notre. Je vais demander à Karl s'il peut aller te les ramener.
Ouai ! Je vais revoir Karl ! =D !
- D'accord, merci beaucoup. Bonne nuit !

- Toi aussi. A demain, Nala.
Je raccroche. Ce type a une voix sublime au téléphone. Trop charmant...
Je vais aller attendre Karl dehors, peut-être. Ou du moins dans l'entrée.
Je descends tranquillement les escaliers.
Oo'
Une minute.
Je remonte de quelques marches et tends l'oreille.

- Tu sais que la fille qui est au troisième étage est avec Tokio Hotel toute la semaine ?
- Ouai. Et ils ont un concert demain soir, un concert privé, et elle ne le sait même pas, je crois. Ca craint, hein ? Ces mecs sont vraiment trop nuls.
- Tu l'as dit. Mais je me demande pourquoi elle n'est pas hystérique, comme les autres. Tu te souviens, celle du mois dernier ?
- Ca n'était pas une invitée, c'était le coup d'un soir de Bill. Je crois qu'elle s'appelait Miriam, où un truc du style. Et il y étaient tous les deux, dans cet hôtel.
- Non, je parlais pas d'elle. Je dois confondre. Je sais pas si tu te rappelles, mais c'était une nana, blonde je crois en plus, qui avait gagné un concours patati patata, et qui était logée ici, chez nous. Elle était rentrée le soir, rouge comme une pivoine, en respirant comme un buffle ! Pour te dire l'effet qu'ils lui ont fait ! Pourtant, il n'y a pas de quoi...
- Oui, ça y est, je me souviens. Juste après l'autre là...euh...Davia. Qui s'était carrément arrangée pour être la gagnante d'un concours, et qui a pu le trafiquer parce qu'elle avait beaucoup de contacts...
- Exactement. N'empêche...celle-ci est bien différente ! J'me demande ce qu'il y a bien pu se passer pour qu'elle soit si discrète et si calme...
- Tu pourrais essayer d'avoir plus d'info...?
Ce sont un homme et une femme. La femme a la voix plutôt claire et jeune, l'homme a bien plus de quarante ans. Ils arrêtent de parler, un instant.
- Tu penses à ce que je pense ?
- Je crois que oui. Tu veux que j'obtienne des infos pour aller les vendre à...peu importe, à la presse. Et c'est une idée royale ! T'imagine le fric qu'on se ferait ?
- Ma belle Ludivine, tu es formidable ! Tu as tout compris. Ce ne sera pas difficile, il suffit de suivre la petite. Pour ce qui est de la presse, j'ai des magasines tout choisis. Et pour l'argent, on partagera, évidement.
- Ce plan est d'enfer chéri...Ca mérite une petite pause récompense, tu ne crois pas...?
- J'y pensais justement...Allez, viens-là et enlève tout ça...
Oo'
Me...Suivre ? Pour vendre des informations à la presse ? Ridiculiser encore plus Tokio Hotel et les mettre en danger ?
Ah ça non ! C'est hors de question !
Sans bruit, je descends précipitement le reste des marches. Karl est déjà là.

- Mademoiselle Nala ! Finalement, on se revoit ! Vos clef, les voi...
- Gardez-les. Il ne faut plus que je sois logée ici ! Les propriétaires complotent un plan contre nous, et surtout contre les garçons !
- D'un côté, un peu de déception ne leur ferait pas de mal...
- Karl ! Ils ont suffisament coulé ! Et j'en ai rajouté une couche ce matin ! Je vous en supplie, ramenez-moi avec vous !
- Je ne peux pas faire une chose pareille ! Et puis, Mademoiselle Nala, je suis sûr que vous vous faîtes des idées. Personne ne complote de plan contre Tokio Hotel, encore moins contre vous. Cela fait des mois et des mois que nous sommes en partenariat avec cet hôtel. Ne vous inquiétez de rien. Je vous souhaite une bonne nuit ! N'oubliez pas vos clefs.
Je m'apprête à répliquer, mais il s'engouffre dans le van, me fait un signe de main accompagné d'un sourire et s'en va, dans un bruit sourd d'accélération.
Ce n'est pas juste ! Je ne peux pas dormir ici !
Je regarde autour de moi, pour trouver une idée. Flûte, il n'y a rien de chez rien !
OO'
Oh ! Mon regard s'attarde sur une petite et vieille bicyclette à porte-bagages. Formidable |-)
Je monte les escaliers quatre à quatre, et entre en trombe dans ma chambre.
MON DIEU QUE C'EST-IL PASSE ?!
Tout est sans dessus-dessous, mes affaires sont éparpillées ! La fenêtre n'est pas ouverte. Je m'approche d'elle. Je pense qu'elle n'a pas été ouverte, il y a encore ma tonne de vestes dessus. Si quelqu'un était entré ou sorti par là, la pile serait tombée, et il aurait été impossible de la remettre exactement comme avant. Or, rien n'a bougé.
Le fouilleur est entré par la porte. Et les seuls qui possèdent un double des clefs sont...
LES PROPRIETAIRES !
Ils sont venus fouiner ! Les idiots !
Oh, peu importe, il n'ont rien dû trouver, et j'avais mon argent, mes papiers et mon téléphone sur moi. Quand même ! Quelle bande de crétins !
Je rassemble toutes mes affaires et les tasse dans ma valise, sans prendre soin de les plier. Je n'ai pas beaucoup de temps !
Vite, je ferme tout à double-tour, vérifie que je suis bien seule dans les couloirs, et file dehors. La byciclette est toujours là, Dieu soit loué. Je fixe tant bien que mal ma valise et mon vaniti dessus, avec un foulard, enfourche le véhicule et pédale droit devant moi...



Bon Dieu, mais par où Karl a-t-il bien pu partir ? Où se trouve l'hôtel des garçons ?
Je n'ai pas le choix, je vais devoir réveiller Georg...
- Je suis désolée, c'est encore moi ! Où se situe exactement votre hôtel ?

- Uuf...C'est un peu compliqué ! J't'explique...
Je prends bien note de ce qu'il me dit. N'empêche, c'est fichtrement loin ! Et je commence à être fatiguée. Je n'ai pas l'habitude de faire aussi intensivement du vélo, au milieu de la nuit, après un copieux repas !
Mais courage ! Il faut vraiment que j'y aille !
Je me faufile parmis les nombreuses rues, toutes plus sombres les unes que les autres.
Au bout d'une bonne vingtaine de minutes à pédaler, me voilà devant la porte de l'Hôtel de Sers, exténuée et tombante de fatigue. Tom est à la fenêtre, son portable dans les mains.
- Tom...
Je n'en peux plus...

Je lève les yeux. OO' !
Nala ? Qu'est-ce qu'elle fout ici ?
- Eh, mais ! Qu'est-ce que tu fais là ??

Non, je ne peux plus tenir...
- Viens m'ouvrir...J't'en prie...
...

Merde !
- Eh ! Nala ! Qu'est-ce que t'as ? Relève-toi ! Oh bordel...BIIILLL !!!

Mais qu'est-ce qu'il a, encore, à gueuler...
- Koâââ...

- Viens m'aider !! Y A NALA QUI VA PAS BIEN ! Elle est juste devant ma fenêtre !!
Gné ?!
- Hein ?!
Je me précipite dans la chambre de Tom, et me penche à sa fenêtre.
Nala est bel et bien là, étendue par terre, l'air démantibulée.
- Viens, on va la monter dans ta chambre.

- Ah non ! C'est pas le secours pop' ici ! Et puis, t'as vu dans quel état elle est, ma chambre ?
- Ben la prochaine fois, tu rangeras. Ca t'apprendra ! Et puis, j'veux bien croire que t'es pas l'armée du Salut, mais s'te plaît, elle a p'tet' un truc grave.
- *fais la moue*
Qu'est-ce qui m'arrive...Pourquoi je ne tiens plus ? Pourquoi mes yeux ne veulent plus s'ouvrir...?
Pourquoi j'ai froid ?

- Merde...Regarde.
Je tourne Nala sur le dos. Ses hanches sont ensanglantées...
- Qu'est-ce qu'elle a fait ??

- J'vais vomir...
- Ouai. Moi aussi. Cette plaie est dégueulasse...Appelle Ge' !



J'ouvre les yeux. Je suis dans une pièce entièrement blanche...Ca sent mauvais.
--'
J'ai compris. Je suis à l'hôpital...
J'y vois flou. Je reconnais néanmoins la touffe noire de Bill, les longues dreads de Tom, les cheveux lisses de Ge', la casquette de Gustav, et la pose "bras croisés" de David.
- Je...
Bill s'approche de moi. J'y vois plus net, maintenant.
- Pourquoi, je...

- T'as été attaquée. Mais David va t'expliquer.
- Quand nous avons vu ta blessure, nous t'avons immédiatement conduite à l'hôpital, et prévenu tes parents. Pendant le trajet, Karl, qui nous conduisait, m'a fait part de ce que tu lui avais dit, à propos des propriétaires de l'hôtel où tu étais logée. J'ai envoyé des gens, au cas où. Il se trouve qu'ils ont trouvé ta chambre en désordre, et quelques une de tes affaires cachées dans les appartements des proprios. Et, pire encore, une arme à feu qui correspondait à la balle que l'on t'a retirée.
- Comment ? J'avais une balle dans le corps ? Mais...Je n'ai rien senti me...
- N'as-tu pas eu l'impression d'avoir une grosse crampe, peu de temps après être partie ?
- Oui, juste après avoir quitté l'hôtel...Mais ! Une crampe fait beaucoup moins mal qu'une balle, non?
- Le froid de a nuit t'as en partie anesthésiée. C'est pour ça que tu n'as pas eu trop mal, pour ce que c'était.
- Mon Dieu...Quelle heure est-il ?
Le concert ! J'ai failli l'oublier !

- Il est seize heures vingt.
- Déjà ? Saperlipopette...A quelle heure donnez-vous votre concert ?
Ils se regardent tous d'un air surpris.

- Euh...On a pas de scène ce soir, mais on va en plateau. Comment savais-tu qu'on avait, ne serait-ce qu'un truc, de prévu ?
Ahem...
- Intuition féminine ^^
Pfiou...
- Et c'est à quelle heure ?

- Dans quarante minutes. On doit y aller dans dix minutes, d'ailleurs. On va te laisser, Nala.
Il s'approche de moi et m'embrasse sur le front.
Bigre...
- Non ! Je viens avec vous !

- Tu n'es pas en état de sortir. Tu pourras revenir demain matin.
- Si j'ai bien compris, ça fait une nuit et un jour que je suis ici ! Je n'ai pas mal, je n'ai plus besoin de soins particuliers, non ? La paie est refermée, en train de cicatriser ! Au pire, je viens avec vous pour la soirée, et je reste ici pour la nuit, ensuite...
- Bon. J'vais demander ça au médecin...
- Oh merci David =) !


L'habilleuse me donne une sompteuse chemise noir satinée. Dessous, elle me vêti d'une jolie robe orange et blanche, dans des motifs de date.
Elle coupe un peu mes cheveux et me maquille. Elle me coiffe, cheveux retenus par une pince, et deux barettes devant. Une petite mèche vient se rebeller parmis les autres.
Je me regarde dans le miroir. Je ne me reconnais plus...
Je suis "invitée d'honneur imprévue" en compagnie de David, chargé de veiller sur moi. Les garçons sont là, bien évidement.
Flavie Flamant [que je déteste...], présentatrice, à mon grand malheur, de ce plateau, commence à leur poser des questions.
Cette fille n'est vraiment pas blonde pour rien : la traductrice n'est pas encore arrivée...
- Elle vous demande si le voyage s'est bien passé, et si vous êtes contents d'être ici...
Toujours les mêmes questions...
Je fais la traduction de la réponse de Bill, qui est d'un faux "oui bien sûr".
- Elle t'énerve déjà, n'est-ce pas ? *je lui chuchote*

- Heureusement qu'elle est bonne, sinon...
Je secoue la tête, désespérée...
- Bill bordel ! Il y a des gens qui parlent Allemand, dans cette salle !
- Désolé Dav'...
Je ne peux m'empêcher de sourire.
Flavie continue avec ses quesions inutiles. Elle commence à me taper sur le système, se questions avec.
- Dites, ça vous dirait pas de poser une question intelligente, cette fois-ci ?

- Je vous demande pardon ?
- Il faut que je répète ? Vous ne voyez pas que vous les ennuyez avec vos "et les filles ceci-cela", "et les rumeurs ceci-cela" ? Ils se font suer, ici ! Et pas qu'à cause de vous, rassurez vous.
Je lui prends le micro.
- Mais aussi à cause de VOUS mesdemoiselles ! J'aimerai du SILENCE !
Les groupies se calment, les gens commencent à s'inquiéter.
- Merci. Mes chères et soit-disantes "Fans". J'aurais un message à vous faire parvenir. De la part des véritables fans de TH et de la part des garçons eux-mêmes. Pour commencer, qui connaît Tokio Hotel depuis plus de huit mois ?
Quelques filles lèvent la main.
- Bien. Et le reste, vous vous pétendez fan ? Ah oui ? Vraiment ? Eh bien mettez-vous bien dans la tête que : ce n'est pas le cas. Sauf si...Qui aime Bill ?
Les trois quarts des groupies sautent en l'air et se mettent à crier.
- Ok, ça va, merci. Donc, vous, jeunes filles, on peut dire que vous êtes bel et bien des goupies. Pouvez-vous me faire le plaisir de ne plus ouvrir le bec jusqu'à la fin de cette émission ? Vous pouvez toujours applaudir, mais seulement quand ce sera le moment.
Des agents de sécurité commencent à s'approcher de moi pour me faire évacuer. Bill fait un signe à Saki, et les agents s'immobilisent.
- Qui aime Tom ?
Le reste de celles qui ne s'étaient pas encore manifestées font de même que les groupies de Bill.
- Pour vous, c'est la même chose. Qui aime Gustav ? Et qui aime Georg ?
Quelques mains se lèvent.
- Maintenant, dernière question. Lesquelles d'entre-vous ont d'abord entendu Tokio Hotel avant de les voir ?
Les premières fans lèvent la main.
- Bon. Comme ça on est fixés. Eh bien, mes chères Fans, préparez-vous à une réjouissance jusqu'à présent innespérée : Tokio Hotel comme vous l'avez connu ! Et pour vous, mes groupies détestables, préparez-vous à une immense déception. Car vos sex-symbols ne seront plus comme vous les voyez maintenant ! Ils seront comme vous auriez dû les connaître !
J'attrappe des ciseaux dans le pot à crayon qui se trouve sur la table. Flavie hurle et s'enfuit. David fait un mouvement de recul, prêt à bondir sur les jumeaux pour les protéger.
- Je suis blessée, les garçons. Je ne peux pas vous faire de mal. Bill, approche-toi.
Il reste immobile. Je vais vers lui, il blêmit. Je lui attrappe le visage. Les groupies recommencent à crier. Je me retourne et leur envoie la carafe d'eau dans la figure. Elles se calment. Les agents de sécuité les retiennent.
David rassure les autres agents qui me fonçaient dessus. Il sait que je suis innofensive, tout compte fait.
Bill tremble sous ma main.
Avec les ciseaux, lentement, je coupe, bouts par bouts, mèches par mèches, ses cheveux d'un noir de jais. Je lui laisse une longue frange, du côté droit [à sa gauche]. Je coupe plutôt court, de façon à ce que sa chevelure soit coiffée en brosse sur son crâne.
J'appelle la maquilleuse et son matériel.
D'un coup de côton, je lui enlève toute trace de maquillage. Avec le liner, je lui dessine un contour d'oeil de biche, et lui met du crayon à l'intérieur des yeux.
Je lui arrache ses faux ongles, et peints les vrais en noir. J'enlève ses santiagues, sa veste immonde et son T-shirt.
L'agitation se fait de plus en plus importante dans les tribunes. Les agents se font massacrer.
L'habilleuse arrive avec son mythique T-Shirt "Detroit - Bad Boy" avec la tête de mort rouge. Je lui enfile ses Vans.
Là, je le reconnais. Comme quand il avait quinze ans.
Il est magnifique.

J'attrappe Tom par le menton. Je lui raccourcis ses dreads d'au moins trente centimètres, et je les lui attache avec un gros élastique. Je lui enlève bandeau et casquette et les balance dans le public. De quoi occuper ses groupies un moment.
Je lui retire son haut XXL, ainsi que son baggy. Je lui tends un Jeans et un sweet noir, larges.
Il les enfile.
Là je le reconnais. Comme quand il avait quinze ans.
Il est magnifique.

Je me retourne vers Georg. Je lui coupe les cheveux d'un trait net, et les lui mouille avec le verre d'eau posé sur la table. Avec le gilet de Flavie, je le sèche. Il frise. Je lui porte ses vieilles Nike, et son T-Shirt "Fraternity of Flies". Mon frère des mouches...
Là je le reconnais. Comme quand il avait dix-sept ans.
Il est magnifique.

Gustav fait mine de se protéger, mais c'est trop tard. Sa crête a disparu, et ses cheveux sont en bataille. Je lui enfonce sa casquette sur la tête, et lui mets son haut Metallica. J'envoie par terre sa veste à carreaux noirs et blancs.
Là je le reconnais. Comme quand il avait seize ans.
Il est magnifique.

- Prenez vos instruments. Et jouez Durch Den Monsun. Première version.
Je récupère le micro.
Je chante. Je commence. Puis je tends le micro à Bill. Qui continue.
Les Fans applaudissent dans la salle. Les groupies ne disent plus mot, et ont cessé de se chamailler le bout de casquette de Tom.

Voilà ce que j'appelle Tokio Hotel.


Tout en chantant, je souris. Cette fille est en réalité formidable...
Je suis l'homme le plus heureux du monde.
Je fais quoi ? Je ris ? Je pleure ? Les deux ?
Allez, les deux.

Ca faisait si longtemps...T_T


- Très impressionnant, Nala. Merci.





# Posté le mercredi 20 février 2008 11:46
Modifié le samedi 23 février 2008 02:15

_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Chapter FOur___________________________________________________ _-|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--

_|_--__--__--__--__--__--__--__--___--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__ --_|_FiictiiOn : Chapter FOur___________________________________________________ _-|_|__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--__--


Nala : Rose-Orangé
Bill : Jaune
Georg : Rouge
Gustav : Bleu
Tom : Vert


Je suis profondément endormie. Où ? Je n'en sais rien. Ce que je peux affirmer, c'est qu'on y rêve bien...
- J'ai l'impression d'avoir quinze ans...
- Et moi treize ! Eh, ça va Georg ? T'as pas trop un canon sur toi, là, tu t'en sors ?
Nala est couchée sur lui...*grr*

- Jaloux.
- Et alors ?
- Bien que Nala ait le sommeil profond, ce n'est pas vraiment mon cas. Donc, Tom, si tu pouvais baisser un peu le volume, ce serait parfait. Merci
- Gna gna gna...
- Et pas la peine de grommeler, je t'entends quand même.
- Bill ?
Il a les yeux grands ouverts, mais perdus dans le vague, posés sur le corps endormis de Nala.
- Bill !

J'crois qu'on m'appelle.
- Hein ? Moui ? Quoi ?

- Pourquoi tu la regardes comme ça...?
- Aaaah mais pas du tout ! Je ne la regardais absooolument pas ! Non, non, je t'assure !
-.ô
- Ben...
- J'crois qu'on a un amoureux...
- J'croyais que tu voulais dormir !
- Imbécile, c'était une excuse pour que tu ferme un peu ta gueule.
- Et t'aurais pas pu le dire directement ?!
- Genre tu m'aurais écouté...Alors Bill ?
- Tu te fais des films. J'suis tombé une fois amoureux, pas deux. Ok ? Et puis, j'ai pas le temps pour ça, j'veux m'amuser. J'ai même pas vingt ans !
- Le problème, Mister Game&Sex, c'est que ce sont des choses qui ne se contrôlent pas.
*CHEE*

- Mais...j'ai jamais dit le contraire ! Mais j'suis pas amoureux ! C'est tout !
- Alors pourquoi est-ce que tu protestes contre moi ? Aurais-tu quelque chose à te reprocher ? T'as peur que je ne te dévoile ?
- Ta gueule.
Il se tourne vers la fenêtre, l'air furieux.
Ouai, il est amoureux, qu'il le veuille ou non.
Le bémol, c'est que je crois que Ge' aussi...
- Georg, ça va ?

Je dors.
Enfin, si on veut.
J'veux pas qu'on me parle...

- Ok, j'te laisse. Mais demain, t'y loupes pas, toi non plus.
- Alors, dans la famille Casse-couilles, je voudrai Gustav ! Bonne pioche !
- Et Tom gagne la partie. Youpi...
- Pff, t'es trop con.
- Tu te crois intelligent, avec tes cartes ?
- Moi au moins j'ai gagné !
Ah ouai...D'accord. C'est vrai...
C'est vrai que c'est beaucoup plus valorisant de gagner une partie imaginaire des 7 familles, plutôt que de battre un dreadé à tous les coups au pocker de quatre.
Mais c'est lui qui voit =).



- Mmh...
- Allez Nala, il faut que tu te lèves ! C'est le bordel...
- Ok, j'me lève. Pourquoi c'est le bordel ?
- On a pas de chambre pour toi, l'hôtel est complet, et David a dit qu'on pouvait se démerder comme ça.
- Ben oui. Les jumeaux dorment ensemble, et je dors dans une de leur chambre.
- J'vais leur demander. En attendant, va dans ma chambre *donne les clefs*, c'est la 657. Au dernier.
Je prends les clefs qu'il me tend et prends l'ascenceur juqu'au dernier étage, le septième. Il y a quatre chambres. Je suppose celles des quatre garçons...
J'entre dans la 657. Je m'attends à découvrir une pièce en vrac, mal rangée et malodorante...Oo !
J'ouvre la porte sur une pièce étonnament ordonnée, mais personnalisée. Il a emmené, je suppose, son propre oreiller des Simpson. Un cadre de lui et sa famille est posé sur la table de nuit, avec un réveil rouge. Sa valise dépasse de sous le lit, un peu ouverte sur le côté. Le balcon donne une vue magnifique sur la Tour Eiffel, cintillante et illuminée.
Je m'assois au bureau, où sont éparpillées quelques partitions, deux lettres et une trousse entrouverte. Je remarque une feuille d'un jaune sali, comme un vieux parchemin, qui dépasse de sous les autres papiers.
C'est un poème. Et ça parle d'une fille.

Comme le coeur de Rome
par tous les chemins
arrivent à toi les hommes

Je suis de ceux-là
je vais pour te conquérir
même si c'est dans cette bataille là
que je vais périr

Sauvages sont les femmes
mais tu es la plus belle de toutes
et malgré mes états d'âme
je te prendrai sur ma route...


- Nala ?
- C'est toi qui a écrit ça ?
*bug*
- N...Non ! Non, non, bien sûr ! C'est...un poème que j'ai vu sur le blog d'un pote, hé !

- Ah. Ok.
- Pourquoi, t'aimes pas ?
- C'est charmant. Mais ça manque un peu d'assurance et de rythme. Mais j'aime bien. Alors, je dors où ?
Il baisse la tête, la mine grave.
- Georg ?

- Avec Bill.
Ahem.
Quoi ?!
- Je...Euh...Quoi ?

- Il est très têtu. Et même son frère n'a pas pu le faire changer d'avis.
- Ah, parce que c'est lui qui le veut ?
- Ouai.
Il ne manque pas de toupet, celui-là !
- Eh bien non ! Moi, je ne veux pas !

- Oh non, s'te plaît. Joue pas les fortes têtes avec lui. Un seul ça suffit. T'as vraiment pas envie de dormir avec lui.
- Non. Enfin...Ca m'est égal. Mais c'est par principe ! Je suis pas sa bonne, ni sa chienne NI SA PUTE !
- Non, en effet, tu ne l'es pas. T'es juste une fille super avec qui j'ai envie de dormir ce soir. Questions ?
- Bill, je t'avais demandé de ne pas rentrer !
- Ah ?! Et pourquoi ça ?
Il se tape la main sur le front en soupirant, et s'enfuit d'un pas rapide dans la chambre d'en face, en claquant la porte.
- Quelle mouche l'a donc pîqué ?

- T'en fais pas, il s'en remettra.
Il s'approche de moi, ses yeux de biche *@.@* m'adorant de haut en bas. Je pose ma main sur sa poitrine pour l'arrêter.
- Se remettre de quoi ?

- Il est jaloux. Mais il s'en est toujours remis, alors...
- J'y crois pas ! T'es con ou quoi ?
- Tiens ? Tu es vulgaire, toi, maintenant ?
- Ne me traite pas de vulgaire, imbécile !
Je cours vers la sortie pour aller consoler Georg, mais Bill me bloque le passage.

- Est-ce que tu sais au moins une chose de ce qui s'est passé entre moi et Georg ? Est-ce que t'as la moindre idée de ce qu'on a vécu, tous les deux ?
- GLPS, non, mais dis-moi vite, tu me fais peur...
- Oui, c'était fait pour. Non, Nala, je ne suis pas con, vois-tu. Et je croyais qu'on avait mis les choses au clair tous les deux ? On ne devait plus se disputer...Soyons amis, hein ?
- Amis ? Comment tu veux que je sois amie avec un obsédé comme toi ! Dis-moi ce que tu as "vécu" avec ce pauvre Ge', ou je vais moi-même lui poser la question ! Ce qui serait plus sage de ma part.
- Pas besoin, je vais te le dire. C'est une histoire très simple, banale. Deux gars pour une fille. Mais cette histoire a trouvé trois suite. Avec la même fille. Bien sûr que je m'en suis remis. Mais, j'avais le choix ? J'allai pas laisser tomber TH pour ça, quand même.
- Tu aurais peut-être dû...
- De quoi j'me mêle ?
- Oh non, si c'est pour encore vosus crêper le chignon, j'me barre.
Et, à nouveau, il s'en va en face, en claquant la porte.
- BON, C'EST PAS BIENTÔT FINI CE BOUCAN ??!!
- DESOLE GUSTAV !
- MERCI !
- DE RIEN !



SUITE CE WEEK END !

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# Posté le mardi 26 février 2008 15:17
Modifié le dimanche 02 mars 2008 17:29